Inauguration de l’exposition « Imagine, réflexions sur la paix le mardi 15 septembre 2020 dès 18h50

Monsieur le Directeur,
Mesdames, Messieurs, cher.e.s ami.e.s,

Imaginer et Réfléchir à la paix, voici l’une des missions premières du Musée international de la croix rouge et du croissant rouge. C’est aussi une responsabilité que nous devons toutes et tous porter en nous.

Comme nous venons de l’entendre de la bouche de Gary Knight, photographe et co-fondateur de la Seven Photo Agency: la paix est facile à imaginer mais elle est difficile à mettre en œuvre.

La paix est facile à imaginer mais elle est difficile à mettre en œuvre

Comme fil rouge à cette exposition, c’est une légende cherokee que vous avez choisie. Rappelons que, au même titre que d’autres peuples des premières nations d’Amérique, les cherokees ont été déportés, durant la première moitié du 19ème siècle, cheminant sur ce que les historiens appellent la piste des larmes.

Un soir, donc, un ancien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :

“Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.

L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.

L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »

Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :
Lequel des deux loups gagne ?

Le vieux Cherokee répondit simplement : Celui que tu nourris.”

Il semble évident quel loup est nourrit par cette exposition. Celui de la paix.

Il ne peut y avoir de réflexion durable sur la paix sans que nous ne nous donnions les moyens de bien comprendre la guerre. De développer notre capacité à nous souvenir. De faire ensemble un indispensable travail de mémoire. A diffuser ces réflexions comme le fait le MICR.

L’image photographique ou en mouvement, les enregistrements sonores, le journalisme pour ne prendre que ces exemples ont toujours été des médiums contemporain de prédilection pour documenter l’histoire. Documenter la guerre. Documenter la paix. Documenter l’existence de ces deux loups et nourrir celui de l’espérance. Car la paix ne peut pas tenir juste par le fil d’une signature.

Le Conseil d’Etat s’engage à la hauteur de ces moyens dans ce travail collectif. Nous venons, par exemple, de renouveler le contrat de prestation qui lie la république et canton de Genève à la fondation du MICR pour les années 2020 à 2023. Car il est de notre responsabilité que de soutenir cet incroyable travail mis en œuvre pour faire rayonner l’esprit de Genève et nous permettre d’imaginer la paix.

Au nom du gouvernement genevois, je vous remercie pour votre indispensable contribution et vous souhaite à toutes et tous une excellente visite.