1er épisode de Vous êtes ici

Monsieur le Maire,
Monsieur le directeur du Théâtre de l’Orangerie,
Mesdames et Messieurs qui donnez vie à Vous êtes ici,
Mesdames, Messieurs, Chères et Chers Ami.e.s,

Et si, alors que nous sommes ici, tout se passait là-bas?

Cette scène mouvante, ce récit nomade qui démarre ce soir est appelé à nous amener loin, à nous faire voyager tout en restant à portée de vue. Malgré la distance sanitaire qui régit nos rapports humains, ce projet porté par 16 théâtres a vocation à nous rapprocher.

Par sa temporalité, par sa territorialité, par son écriture, par sa construction, Vous êtes ici est une première, une expérience artistique. Par son objectif, ce feuilleton est un défi en soi.

Je relève aussi que cette série mise sur la jeunesse, en associant des classes de l’enseignement genevois. Ce partage avec des élèves, la participation de ces dernières et ces derniers au dernier épisode est un point que je tiens à saluer.

Mais si, alors que nous sommes ici, tout se passait là-bas?

Eh oui, alors que nous sommes là, que nous nous apprêtons à assister à cette gigantesque faille couper la ville en deux, le danger guette. La terre brûle, les ventres se creusent, les âmes se noient, la pandémie saison 2 guette, les frontières éclosent, demain est une inconnue plus angoissante que réjouissante.

… Et nous sommes là…

C’est bien parce que demain est une inconnue que nous sommes là.

Michèle Pralong, Julie Gilbert, Dominique Perruchoud et l’ensemble des auteurs et autrices, metteuses et metteurs en scène, comédiennes et comédiens ont la ferme intention que l’épisode 10 soit le plus beau. Cet épisode 10 pourrait durer une fraction de seconde si nous n’assumons pas notre rôle à la hauteur des enjeux. Il peut à l’opposé durer une éternité si nous réalisons que nous sommes ici, et que nous n’avons pas d’autre ailleurs.

Je vous souhaite à toutes et tous un épisode 1 prometteur! Et une saison porteuse d’avenir et de solidarité.