Prendre place(s): le nouvel appel à projets de la PCSMU est lancé

Le département de la cohésion sociale propose un financement en faveur de projets dans les communes visant à soutenir les jeunes, en priorité de 12 à 25 ans. D’ici au 17 juin, les communes genevoises peuvent déposer un projet ayant pour objectif d’apporter une réponse concrète et durable aux difficultés rencontrées par la jeunesse genevoise en 2022.

Depuis quelques mois, la persistance des risques de précarité, la diminution des interactions entre les individus et la diffusion de l’actualité dans les médias ont pu engendrer des situations d’incertitude, voire anxiogènes. Parmi les différentes populations affectées, les adolescentes et les adolescents ainsi que les jeunes adultes ont été particulièrement impactés. Cette population a vu sa santé mentale parfois affectée, notamment par la pandémie mais aussi à cause d’autres préoccupations telles que l’urgence climatique ou les conflits géopolitiques.

Dans le but de prévenir les inégalités territoriales et consolider les relations entre les membres d’un même territoire, la jeunesse doit être soutenue par exemple grâce à des espaces de proximité dans lesquels elle peut se rassembler, s’engager et se divertir.

Pour répondre à ces enjeux de cohésion sociale en milieu urbain, et à la suite d’une fructueuse première édition en 2021, le département de la cohésion sociale (DCS) souhaite à nouveau encourager des actions de solidarité et de vivre-ensemble ciblées cette fois sur ce public jeune, notamment dans les quartiers les plus précarisés du canton, d’après le rapport du Centre d’analyse territoriale des inégalités (CATI-GE) de janvier 2020.

Budget augmenté

Pour cette édition 2022, les projets déposés devront donc s’inscrire dans un ou plusieurs des domaines suivants :

  1. L’accès ou la reconnexion à la culture, au sport et aux loisirs

2. Le bien vivre-ensemble dans l’espace public et la place des jeunes au sein de la collectivité

3. L’engagement des jeunes et les nouvelles formes d’expression citoyenne.

Le canton et un partenaire privé ont débloqué à ce titre un montant total de 450’000 francs, soit une hausse de 150’000 francs par rapport au budget disponible pour le premier appel à projets en 2021.

Les projets retenus seront financés à hauteur maximale de trois quarts (75%) avec ce fonds, le dernier quart (25%) devant être financé par les communes au sein desquelles ils prendront place et/ou par des fonds tiers sollicités par celles-ci. Le quart de financement apporté par les communes peut également être valorisé en ressources humaines ou par des contributions non monétaires dédiées au projet.

Sélection par un jury pluriel

Les 45 communes genevoises ont été informées de cet appel à projets, qui doivent concrétiser la politique de cohésion sociale en milieu urbain, ancrée dans la loi du même nom.

Les projets doivent être déposés auprès du DCS avant le 17 juin 2022. Un jury, présidé par Thierry Apothéloz, conseiller d’État chargé de la cohésion sociale, et composé de membres du DCS et d’autres départements, d’experts et expertes externes à l’administration et de représentants et représentantes des milieux actifs dans le soutien à la jeunesse se déterminera sur les projets.

Retrouvez l’appel à projets.