« Il faut des moyens sécuritaires et sociaux de proximité accrus pour lutter contre les radicalisations »

« Il faut des moyens sécuritaires et sociaux de proximité accrus pour lutter contre les radicalisations »

Classé dans : Sécurité | 0

Paris, Nice, Bruxelles, Berlin, Manchester ou encore Londres : de très nombreuses villes européennes ont été visées par des actes terroristes. A la veille des grandes vacances scolaires, l’émission Infrarouge de la RTS s’est demandée le mercredi 14 juin s’il est devenu dangereux de s’y rendre. Quelle prévention dans les villes européennes et suisses? En tant que Conseiller administratif à Vernier, Président de l’Association des communes genevoises et invité de l’émission, j’ai essayé de montrer comment les villes et les communes agissent déjà sur le terrain et comment notre combat contre le terrorisme pourrait être amélioré encore.

On voit dans les études actuelles que les jeunes qui se radicalisent sont à 90% sans activité, avec des blessures narcissiques profondes et sans perspectives personnelles et professionnelles positives. En se radicalisant, ils visent à combler ce manque par des objectifs irréalistes, dangereux et terroristes. Notre rôle comme autorités est de casser cette logique. Les politiques ont le devoir de connaître les jeunes et le cas échéant de les mettre en activité. Il faut un dispositif de proximité fort pour surveiller et répondre aux questions et aux interrogations.

Ce qui me frappe, avec mon regard politique, c’est l’incohérence actuelle des politiques publiques. On nous dit qu’il faut prévenir et mettre des moyens dans le dispositif socio-sécuritaire et en parallèle, il y a des coupes dans les budgets depuis plusieurs années. Enlever des moyens, c’est enlever du lien et donc de la présence de l’Etat sur le terrain. La France a supprimé la police de proximité sous Nicolas Sarkozy et avec elle, toutes les informations essentielles qui provenait du terrain. Nos voisins s’en mordent désormais les doigts. Il vaut mieux investir plutôt que de réparer après coup: cela coûte moins cher.

Un autre problème? Au niveau local, on récolte des informations et on les envoie au niveau fédéral et cantonal, mais on ne reçoit quasiment aucune donnée en retour.

Vous trouverez ci-dessous l’émission complète:

Source: https://www.rts.ch/play/tv/infrarouge/video/terrorisme–peur-sur-les-villes-?id=8705068

Laissez un commentaire