Les 5 questions du Courrier, mes 5 réponses

Fiscalité, logement, transports, assurances maladie, services publics… Le Courrier a interrogé les 31 candidats au Conseil d’Etat sur les enjeux essentiels de la prochaine législature. Voici mes réponses.

  1. Genève est attractive, elle crée de l’emploi, mais aussi des nuisances (chômage, pollution, densification). Quelle politique économique et fiscale préconisez-vous pour Genève?

Tout le monde n’a pas profité de la croissance de notre Canton. De criantes inégalités sont consatées. Je plaide pour soutenir nos PME et l’économie sociale et solidaire. Accroître le pouvoir d’achat de la population est bon pour relancer l’économie. Comme le PSS, je suis favorable à un taux unique pour les entreprises, mais exige en échange un taux juste pour des prestations: formations, congé parental, assurance maladie.

  1. Comment répondre à la demande des dizaines de milliers de Genevois mal-logés? Faut-il construire davantage de logements sociaux, de PPE? Et où faut-il le faire?

Il faut répondre aux besoins prépondérants de la population: logements abordables et sociaux. Je plaide pour une meilleure répartition des efforts dans le canton, afin d’atteindre une véritable mixité. Il faut prioritairement favoriser la construction de la ville en ville, préserver notre zone agricole et ainsi essayer de ramener pour celles et ceux qui le souhaitent, des Genevois depuis la France voisine.

  1. Quel que soit le mode de transport choisi, le Genevois a des raisons d’être mécontent. Quelle priorité souhaitez-vous donner à quel mode de transport?

Oser fixer de vraies priorités, à défaut tout le monde est mécontent. Les TPG, les vélos et les véhicules d’urgence et professionnels sont une priorité. Les PME ont aussi besoin de circuler. Je milite également pour une vraie politique du piéton à Genève. Notre population vieillit et l’accès à nos quartiers est trop pensé en termes de véhicules motorisés. Les quartiers populaires sont surtout exposés au bruit et à la pollution.

  1. Année après année, les primes d’assurances maladie augmentent. Quel remède cantonal proposez-vous à cette hausse perpétuelle ?

Pour soulager les familles, deux propositions : l’initiative de la gauche visant à plafonner les primes à 10% du revenu ainsi qu’une assurance dentaire cantonale. Une question de santé publique. Je suis favorable à la création d’une caisse publique intercantonale qui permettra à terme de mieux prendre en compte le facteur revenu dans la fixation des primes.

  1. On déplore de nombreux services publics sous tension, par exemple à l’hôpital, dans le social ou à l’aide à domicile. Que faut-il faire pour assurer des prestations de qualité à la population?

Désormais, on ne jure plus que par le minutage, l’évaluation stérile et la paperasse. Toute cette charge administrative, exigée par ceux-là même qui veulent réduire les coûts, utilise des ressources précieuses de l’impôt. Je souhaite créer une administration 4.0 qui soit capable d’améliorer le service public et de co-construire des solutions au plus près des besoins des usager.e.s.