La Ville de Vernier a organisé les premières Assises romandes de la médiation urbaine et sociale!

Vernier a organisé le 5 décembre les premières assises de la médiation urbaine et sociale (MUS). Destinée à présenter les actions menées dans ce domaine par la Ville de Vernier et d’autres municipalités romandes, cette journée s’est également voulu un espace de réflexion et de partage autour des enjeux de la MUS et son articulation avec les autres dispositifs d’intervention sur le terrain, notamment ceux issus du travail social et de la sécurité. Plus d’une centaine de personnes venant de la Suisse romande ont participé à cette première journée.

Des projets qui se développent

Depuis 2011, Vernier a développé un dispositif de « Correspondants de Nuit » (CN). Travaillant tous les jours de l’année, de 18h à 2h, ces médiateurs urbains et sociaux sillonnent les quartiers à la rencontre des habitants et apportent des solutions basées sur le dialogue et la co-construction aux problèmes de voisinage, de nuisances sonores ou de conflits de personnes.

Présence sécurisante avant d’être sécuritaire, les CN ont pour mission première de trouver des solutions, et non des coupables. Grâce aux outils de la MUS, ils désamorcent les conflits, préviennent les incivilités et apportent une présence rassurante et disponible sur l’ensemble du territoire communal. « Ils œuvrent concrètement à la tranquilité publique de chaque habitant » déclare Thierry Apothéloz, Conseiller administratif de Vernier.

Depuis quelques années, des dispositifs similaires, inspirés du modèle verniolan, se développent dans diverses communes genevoises (Thônex, Grand-Saconnex) et romandes (Lausanne, Yverdon, Neuchâtel), légitimant ainsi l’approche des problèmes d’occupation de l’espace public et des conflits de personnes sous l’angle de la MUS.

Une journée d’échange, de bilan et de partage

Cette journée a permis au public intéressé de faire plus ample connaissance avec la MUS et ses acteurs, dont la plupart ont répondu présent à l’appel de Vernier. Certains dispositifs suisse-alémaniques tels que Pinto (Berne) et SIP (Zürich) ont également participé. A noter que les Correspondants de Nuit de Rennes (France) – l’un des tout premiers dispositifs de ce genre à avoir vu le jour, il y a de cela 20 ans – sont venus présenter leurs activités dans le cadre d’une conférence introductive.

Le responsable de la Police de proximité genevoise, des chefs de dispositif de MUS romands, ainsi que des représentants politiques ont confronté leurs expériences à l’occasion d’une table ronde, qui a permis de faire le point sur l’évolution de ces nouveaux métiers et leur développement au sein des collectivités publiques de Suisse romande comme nouvel outil de régulation des conflits.

Le début de l’après-midi a été consacré à une présentation des spécificités de quelques dispositifs de MUS romands. La seconde partie de la journée a été plus spécifiquement destinée aux professionnels de la MUS, qui ont ainsi pu échanger sur les enjeux de leur métier et travailler sur leurs pratiques respectives. C’est la première fois qu’une rencontre d’une telle envergure est organisée. Elle avait pour objectif de permettre aux acteurs de la MUS de se réunir afin d’échanger sur la richesse de leurs pratiques et partager sur les questions de posture, d’outils et de savoir-faire.

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