La crise actuelle rend l’invisible visible.

Un moment fort en émotions. Je suis venu hier matin apporter mon soutien à la distribution organisée par la Caravane de Solidarité avec le soutien notamment des Colis du Cœur, de Partage, de la Ville de Genève, qui se sont mobilisés de manière admirable. Au-delà de cette présence et de ce coup de main, je voulais témoigner ma reconnaissance aux bénévoles qui se sont mobilisés sans relâche.

J’ai également eu l’occasion de discuter avec les représentant.e.s des associations présentes, leur ai signifié ma volonté d’agir rapidement et concrètement pour venir en aide à celles et à ceux qui, aujourd’hui, souffrent de cette crise sanitaire et désormais de ce drame social.

Plus que jamais, j’estime que c’est aux pouvoirs publics d’agir et de soutenir les associations pour que personne, dans notre canton, ne voie sa dignité piétinée par la précarité. L’image de notre Canton vers l’extérieur fait mal, mais elle est le reflet d’une réalité occultée qui est désormais bien visible.

Il y a une urgence : celle d’assurer à court terme la distribution alimentaire pour plusieurs mois et à l’instar des indépendants, combler le manque de ressources financières par un dispositif rapide et efficace. Je déposerai au Conseil d’Etat deux projets de loi en ce sens cette semaine encore.

Et sur le long terme, la lutte contre la pauvreté de toutes celles et tous ceux qui assurent la prospérité de Genève. Celles et ceux que j’ai rencontré.e.s hier en font partie. Leur dignité m’a profondément touché et doit nous donner l’élan nécessaire pour rassembler le monde politique autour d’une volonté commune : en finir avec la grande précarité dans notre canton. J’y mettrai, de mon côté, toute mon énergie.

Photo (c) Frank Chaussivert