Ces gestes qui sauvent

Discours réalisé le 7 octobre 2017 lors du Marathon de la réanimation des samaritains genevois

C’est pour moi un honneur de prendre la parole devant vous pour ce marathon de la réanimation, ici au Centre Commercial de Balexert. J’ai le plaisir saluer les deux parrains de cette manifestation, Mélanie de Koh-Lanta et Lukas Tramer, notre médaillé olympique.

Les Samaritains, à Genève, font partie de notre quotidien, sans que nous sachions forcément de quoi il s’agit exactement, ni quel est leur rôle – pourtant indispensable – dans le dispositif sanitaire genevois. Bien sûr, beaucoup d’entre pensent d’abord « permis de conduire », et le cours associé obligatoire qui l’accompagne… Nous sommes beaucoup à nous êtres échinés sur des mannequins en plastique pour tenter d’apprendre les gestes qui sauvent. Et si beaucoup s’en souviennent, c’est bien qu’un tel apprentissage est nécessaire. Car, au-delà de l’anecdote, c’est bien de cela qu’il s’agit avant tout: sauver des vies. Voilà la noble mission qui guide, au quotidien, les centaines de bénévoles qui participent au mouvement samaritain à Genève.

On oublie bien souvent que, sans leur mobilisation, il serait impossible d’organiser dans notre canton des manifestations de grande ampleur. Par exemple le Marathon de Genève ou la Lake Parade ne pourraient se tenir sans ces bénévoles motivés, qui agissent discrètement, dans l’ombre, et qui assurent les interventions de premier secours. Et donc, souvent, permettent de sauver des vies.

J’aime à comparer la nature des Samaritains à celle des pompiers volontaires. Des engagements au service de la collectivité, complètement désintéressés, qui se font sans étendard, sans exhibition, avec pudeur, discrétion et simplement l’envie de servir son prochain. En termes d’altruisme, je connais finalement peu d’engagements aussi nobles. Et si nécessaires.

Dans notre dispositif socio-sanitaire, il est utile de rappeler combien les Samaritains jouent un rôle fondamental. Toujours en première ligne, amenés à intervenir dans l’urgence, sous stress, dans des conditions parfois difficile, ces femmes et ces hommes assurent les premiers secours dans une multitude de circonstances. Ça n’est pas rien! Ils font partie de ce long maillon qui nous permet à toutes et tous de nous sentir plus en sécurité dans notre vie de tous les jours et lors de manifestations à risque, sans même que nous nous en rendions compte. Actrices et acteurs de l’ombre, on ne les remarque parfois même pas, et a tendance à oublier combien leur action est importante et nécessaire. Je pense que la manifestation à laquelle nous participons aujourd’hui – le marathon de la réanimation – servira à corriger cette image. Ça n’est pas parce que les Samaritains font partie de notre quotidien et sont aisément identifiables, que nous pouvons nous permettre d’oublier que derrière leur engagement de tous les instants se cachent des femmes et des hommes qui ont pour vocation de servir la collectivité et qui donnent de leur temps, de leur énergie et de leur enthousiasme à l’accomplissement de cette mission.

Il serait d’ailleurs peut-être temps que les politiques commencent à réfléchir de manière un peu plus approfondie à la place et la reconnaissance que la société se doit d’accorder aux Samaritains. Nous savons toutes et tous que le fait d’être une institution de santé reconnue par l’Etat n’est qu’une première étape dans la reconnaissance de leur rôle. Il nous faut encore nous mobiliser pour que ce travail bénévole soit encore être mieux valorisé et reconnu.

 

 

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